L’introduction :

Elle doit toujours être brève : elle se contente d’indiquer les noms des quatre auteurs – sans leurs titres ni les titres des ouvrages – et l’enjeu du débat. On peut évoquer les dates des différents textes si elles sont éclairantes. Ne pas annoncer le plan : il est préférable de se réserver le plus grand nombre de mots possible, pour être à même de préciser les opinions des auteurs tout au long du développement. 

Les textes sont choisis pour que se dégage un enjeu évident. Aboutir après la lecture des quatre textes à un enjeu contourné et difficile à exprimer est de mauvais augure. Se méfier des enjeux réducteurs – en fait, on retient pour centre du débat ce qui n’est qu’un thème, parmi d’autres, de celui-ci – qui ne permettront pas de faire le tour de toutes les opinions et nuiront à la richesse de la synthèse. 

Le plan :

Il se déduit toujours de l’enjeu, donc il n’existe pas de plan-type. Il présente dans un ordre rationnel les grands points de réflexion soulevés par le débat. Dans le récent concours, les quatre textes débattaient des mérites respectifs des civilisations chinoise et occidentale. On pouvait donc, comme dans la copie proposée, envisager les domaines sur lesquels portait la comparaison des deux puissances, puis, à la suite des quatre auteurs, dégager l’influence de ces deux types de civilisation – qui avaient été soigneusement définis – sur le reste du monde. D’autres plans étaient possibles : l’essentiel est que le plan choisi n’appauvrisse pas la richesse du débat, qu’il progresse logiquement, donc évite tout chevauchement d’une partie sur l’autre ou sur les autres. Comme il l’est instamment demandé, la copie retenue annonce au début de chaque paragraphe le point du débat qui va être traité. La dernière partie s’ouvrant sur « en effet » affiche son lien de dépendance avec les parties précédentes. 

Quelques erreurs fondamentales à éviter dans la construction du plan :

La première partie ne doit jamais être consacrée à présenter l’idée générale de chacun des textes.- veiller à ne pas bâtir une partie exposant des généralités que la partie suivante vient préciser : ex. dans le premier paragraphe : « Leibniz attribue à l’Occident des qualités intellectuelles […] »,dans le paragraphe suivant : « Leibniz souligne le génie mathématique des Occidentaux […] ». On précise tout de suite, sinon on se répète !- les plans en deux parties sont à bannir : ils regroupent trop d’idées dans chacune d’elles, ce qui les rend illisibles.- un plan qui traite de deux des textes dans une partie, puis des deux autres dans une autre partie est hors épreuve.- les plans en quatre parties sont défendables. La netteté est le maître mot de la présentation de la copie. Comme le montre le modèle proposé, chaque partie est clairement délimitée par le début et la fin d’un paragraphe. Aucun alinéa ne doit, à l’intérieur d’un paragraphe, venir rompre la suite des idées. 

L’esprit de synthèse:

Elle doit se manifester tout au long de l’exercice : le candidat est tenu de mettre en relief de la façon la plus nette les convergences et les divergences d’opinions des quatre auteurs. Il ne s’agit donc pas de juxtaposer leurs avis, mais de présenter le jeu d’identités, de ressemblances, d’échos, ou inversement d’oppositions et de dissemblances, créé par le rapprochement des textes. Dans chaque partie doit se trouver exposée la pensée des quatre auteurs ou tout au moins de trois d’entre eux. Mais il est ridicule de chercher à enclore dans une seule phrase les quatre avis convergents ou divergents. L’expression en perd toute lisibilité. Nous rappelons que chaque idée doit être clairement référée à son énonciateur, comme dans la copie retranscrite. Indiquer le nom de l’auteur entre parenthèses au terme d’une phrase est pénalisé. 

La réécriture des textes:

Elle permet d’appréhender l’aisance d’expression du candidat. En conséquence, une copie qui est un tissu de citations est hors épreuve. La citation est réservée aux formules-choc – par exemple : le Chinois est vu comme un « magot » – qui ne peuvent être réécrites sans perdre de leur puissance de signification. 

La conclusion:

Elle n’est pas un bilan, encore moins l’expression d’un avis personnel (la synthèse, exercice objectif, exclut toute intervention personnelle), elle signale si l’enjeu défini dans l’introduction a suscité plus de convergences ou plus de divergences. On se reportera avec profit à celle qui clôt la copie proposée. Ne pas oublier d’indiquer avec exactitude et honnêteté le nombre de mots utilisés. Tous les mots comptent («c’est-à-dire» = quatre mots). Il est superflu de préciser le prénom des auteurs dans le cours du développement.

 

Voir aussi:

la synthèse de textes

La méthode de la synthèse de textes

Définition de l\'épreuve \"étude et synthèse de textes\"

Méthode synthèse de documents et écriture personnelle

 

Pour aller plus loin:

 

 


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