Dans cet article 

» Les compétences nécessaires dans le marketing digital aujourd’hui

» Des intitulés de postes et des descriptions de postes recherchés dans le domaine du marketing  digital

» Les moyennes de salaires dans les métiers du marketing digital 

Né dans un monde d’innovation permanente, de plateformes changeantes et de stratégies d’avant-garde, le marketing digital jouit du privilège unique de perdurer sur le marché de l’emploi. Peut-être cherchez-vous à acquérir une spécialisation qui ne risque pas de devenir obsolète. Peut-être travaillez-vous déjà dans le marketing digital, et vous vous demandez si votre emploi résistera à l’épreuve du temps, ou quelles peuvent être vos perspectives de carrière.

On peut dire que dans le marketing digital, plus que dans n’importe quel autre secteur, votre carrière dépend plus de vos compétences que de l’intitulé de votre poste. Si vous avez des compétences (ou au minimum une forte motivation à apprendre), vous aurez toujours de quoi étoffer votre curriculum vitae. Ce chapitre est consacré aux compétences en marketing digital, ainsi qu’aux emplois et aux salaires possibles dans ce secteur. 

LE MARKETING DE CONTENU

Les origines du marketing de contenu remontent à 1895, avec un magazine publié par John Deere et dont le nom était The Furrow. Ce magazine était destiné à montrer aux agriculteurs comment dégager des profits, et pour faire bonne mesure, il comportait de belles photos des plus récents modèles de machines agricoles. Il est toujours publié aujourd’hui, ce qui en dit long sur la durabilité de ce savoir-faire particulier. 

L’utilisation d’un contenu dans le cadre d’une stratégie de marketing digital  est très propice au développement d’une carrière. Non seulement il faut des compétences pour créer et distribuer un contenu intéressant sur une variété de plateformes, mais ce contenu doit être conçu pour attirer un public cible spécifique et pour inciter les gens à effectuer une action mesurable (comme par exemple acheter un tracteur). Le domaine du marketing digital recèle une grande variété de types de contenus : des articles de blog qui servent à segmenter le public potentiel, des podcasts qui instruisent et font connaître l’enseigne, des publications sur les réseaux sociaux, des infographiques, et même des livres électroniques qui font découvrir votre entreprise et vos offres. Cela ne s’arrête pas là. Les créateurs de contenu produisent aussi des ressources éducatives, des enquêtes et des webinaires qui permettent aux prospects d’évaluer leurs choix. Les créateurs de contenu trouvent et diffusent des témoignages de clients et rassemblent des fiches techniques pour inciter les prospects à prendre des décisions d’achat. 

Imaginons à présent que tous ces éléments de contenu concourent à inciter les gens qui ont fait connaissance avec votre enseigne à vous acheter quelque chose. Tous ces efforts relèvent du marketing de contenu, qui consiste à constituer de façon stratégique d’excellentes ressources permettant de faire d’une personne qui n’a jamais entendu parler de votre entreprise ni de vos produits un acheteur, et même un supporteur de votre enseigne. En acquérant des compétences en marketing de contenu, vous vous ouvrirez des portes et accéderez à toutes sortes d’opportunités dans le domaine du marketing digital. 

Journaliste d’entreprise 

Les brand journalists, ou journalistes d’entreprise, sont spécialisés dans la production d’une variété de médias qui font la promotion d’une enseigne auprès de la clientèle de celle-ci. On pourrait assimiler cette activité à un journalisme interne à une entreprise, sauf que l’objectif est de générer des leads et des ventes. Ainsi, par exemple, les journalistes d’entreprise cherchent souvent comment les clients d’une entreprise utilisent ses produits, et ils en font un compte-rendu intéressant pour convertir les leads en acheteurs. 

Les meilleurs journalistes d’entreprise présentent certaines qualités personnelles particulières. Ils adoptent généralement une approche stratégique et se montrent capables d’adapter un contenu à la stratégie globale de contenu de l’entreprise. Ils doivent être capables de raconter un certain nombre de faits ou d’anecdotes sous une forme inédite et de façon intéressante sur une variété de plateformes : blogs, vidéos, podcasts, etc. Ils doivent souvent respecter des dates butoirs, et savent donc s’organiser. Le salaire d’un journaliste d’entreprise est généralement compris entre 25 000 et 40 000 euros par an. 

Directeur de publication 

Pour qui veut se lancer dans le marketing de contenu, c’est là une autre possibilité de métier « dans le vent ». Le directeur de publication, comme le journaliste d’entreprise, s’occupe de la publication au jour le jour d’histoires et de récit à l’échelle d’une entreprise. Il n’est pas toujours la principale source du contenu produit, mais il est responsable de la programmation, de la publication et de la cohérence générale des efforts de marketing de contenu. Il est souvent en quête d’auteurs d’articles de blog ou d’invités pour des interviews en podcast.

Ce travail exige donc une bonne organisation. Le responsable de publication doit jongler entre les projets, les personnes et les dates butoirs. Il doit aussi faire preuve d’adaptabilité. Il arrive qu’un auteur ne remette pas son texte dans les délais, ou qu’un article soit refusé : un bon responsable de publication doit être capable de faire face à des changements de dernière minute. Souvent, il s’agit aussi de traiter avec des créateurs de contenu extérieurs à l’entreprise, aussi est-il indispensable de faire comprendre clairement à des tiers extérieurs quels sont les objectifs de l’entreprise en termes de contenu. Un responsable de publication peut espérer gagner entre 30 000 et 70 000 euros par an. 

Responsable de marketing de contenu 

Le responsable de marketing de contenu dirige l’équipe chargée du contenu et fait en sorte que tous les contenus soient en phase avec la stratégie globale de marketing. Il est responsable de la gestion du contenu, de l’approbation du design, et du développement des ressources et de l’audience. 

Les gens qui exercent cette activité sont des créatifs : ils ne s’occupent pas uniquement de la technique du marketing de contenu, ils mettent aussi à l’œuvre leurs talents pour compléter les contenus et pour les adapter à de nouvelles plateformes. Ils ont aussi la responsabilité de déléguer les tâches, de répartir le travail entre leurs différents collaborateurs et de gérer les priorités. Compte tenu des exigences habituelles de délais, une expérience dans la gestion de projets est également nécessaire pour réussir à ce poste. Un responsable de marketing de contenu gagne généralement entre 40 000 et 90 000 euros par an. 

L'ACHAT MÉDIA ET L'ACQUISITION DE TRAFIC 

L’achat de trafic est un élément essentiel de la stratégie de marketing, sachant que le trafic payant est une source abondante et fiable de trafic pour vos offres. Si vous savez comment rendre une entreprise rentable, vos compétences sont recherchées. L’achat média consiste à négocier, acheter et gérer de l’espace publicitaire, et dans le domaine du marketing digital, cela suppose que l’on sache comment générer le plus de leads et de ventes au meilleur prix possible. 

Un responsable d’achat média compétent sait que le trafic payant est un système permettant de créer des relations avant de vendre. Il doit s’être familiarisé aux techniques de recherche en marketing pour pouvoir placer ses annonces sur la bonne plateforme et les adresser à la bonne audience. Ses compétences doivent couvrir diverses formes de publicités : search advertising, placard publicitaire, publicité native, publicité mobile, vidéo et publicité par des tiers. Il sait quand et comment utiliser les pixels dans les campagnes de publicité et il est expert dans la transformation de données brutes en indicateurs utiles comme la valeur moyenne d’un client, le coût d’acquisition, etc. Il sait concevoir une campagne d’annonces efficace en conjonction avec un travail de marketing de contenu.

 L’achat média étant un élément important de toute stratégie de gestion du trafic, les entreprises investissent beaucoup dans cette partie de leur activité. Une bonne stratégie de publicité payante est essentielle dans le domaine du commerce électronique.

 L’acquisition de médias peut être désignée par plusieurs termes, comme achat média ou planification de médias numériques, mais la description du poste ne change pas : il s’agit d’élaborer une stratégie de publicité payante et de savoir la mettre en œuvre sur une variété de canaux numériques. Le responsable d’achat média gère les campagnes du début à la fin et doit prendre en charge des budgets et des clients. Il recherche constamment de meilleurs moyens de rentabiliser le plus possible les campagnes de marketing.

 Un bon spécialiste de l’acquisition de trafic distingue bien les différences que peuvent présenter entre elles les plateformes de publicité digitale et se tient constamment au courant de leur évolution et de leurs conditions d’utilisation. Il fonde ses décisions sur des données concernant le budget, le rendement du capital investi (RCI), le CPC (coût par clic) et le clic payant, et il surveille l’évolution de tous ces paramètres. L’achat de trafic s’inscrit nécessairement dans une stratégie, et les spécialistes de l’acquisition ont une connaissance approfondie de la structure et du déroulement des campagnes d’annonces qui sont fondées sur des objectifs commerciaux spécifiques.  Le salaire annuel d’un spécialiste de l’acquisition de trafic peut varier entre 30 000 et 55 000 euros. 

LE MARKETING DE RECHERCHE

L’optimisation des moteurs de recherche n’appartient pas au passé, seulement elle a changé. Grâce aux nouveaux algorithmes de Google Panda et de Penguin, les anciennes règles ne sont plus applicables. Aujourd’hui, pour être référencés (et pour conserver leur référencement), les administrateurs des sites Web doivent mettre en avant l’expérience utilisateur plutôt que des variables traditionnelles comme les liens et la densité de mots- clés. 

Dans le monde du marketing, les spécialistes de l’optimisation savent concevoir et mettre sur pied des campagnes de marketing de recherche qui permettent à leur entreprise de se développer. Ils savent que la recherche doit être optimisée pour une utilisation sur des appareils mobiles, et ils savent comment optimiser le contenu pour une grande variété de moteurs de recherche, de Google à YouTube en passant par Bing et Google Maps. Ils maîtrisent l’aspect technique du marketing et emploient des  techniques  adaptées aux conditions d’utilisation des moteurs de recherche pour accroître le rendement du capital investi grâce à des stratégies de recherche. 

L’intitulé de poste correspondant est par exemple OMR (optimisateur des moteurs de recherche, ou spécialiste en OMR). L’OMR mène la stratégie globale de référencement naturel et d’amélioration de la visibilité des sites Web, il assure la croissance du trafic en provenance des publics cibles et facilite la génération de leads qualifiés et de ventes. Il sait surveiller le contenu des articles de blog, des podcasts et des vidéos sur YouTube et emploie des méthodes conformes aux conditions d’utilisation de grands moteurs de recherche comme Google et Bing.  Il veille à la bonne performance des sites Web, notamment dans le domaine du partage social, de la vitesse de chargement des pages et d’autres questions techniques liées au marketing de recherche. 

Cette activité suppose un souci du détail, utile notamment pour identifier les possibilités de croissance du trafic de recherche de contenu et de produits en se fondant sur l’analyse. Les spécialistes de ce domaine sont aussi des chercheurs, et ils sont constamment à l’affût des plus récentes règles et directives relatives aux moteurs de recherche, pour pouvoir adapter la stratégie en conséquence. Ils fondent leurs décisions sur l’analyse des données. Ils assurent aussi le suivi d’indicateurs et veillent à l’amélioration continue de la stratégie d’optimisation. Leur salaire annuel varie entre 28 000 et 50 000 euros. 

LE MARKETING DES RÉSEAUX SOCIAUX

Le marketing des réseaux sociaux est un des domaines de compétence les plus recherchés, du côté des entreprises qui mettent en place des stratégies de marketing digital. Depuis l’essor de leur popularité au début des années 2000, les réseaux sociaux sont devenus une force irrépressible que les entreprises exploitent pour se faire connaître et canaliser le trafic vers leurs sites Web, générer des leads et des ventes, et établir un lien direct avec leur audience et leur communauté. Il peut arriver qu’une grande plateforme de réseaux sociaux connaisse une récession (désolé, Myspace), mais il est difficile de trouver quelqu’un qui ne pense pas raisonnablement que les réseaux sociaux sont là pour durer, ce qui signifie que les stratégies de marketing sur les réseaux sociaux ont elles aussi un avenir. 

Les spécialistes compétents du marketing sur les réseaux sociaux savent comment positionner au mieux un contenu, quelle que soit la plateforme : ils savent quoi présenter à quelle audience. En général, ils ont aussi la responsabilité de gérer des listes et de créer des liens sur les réseaux sociaux avec d’autres leaders du secteur susceptibles d’aider leur entreprise à se développer. Ils savent être à l’écoute des besoins et des préoccupations des clients, et assurent l’interface avec ceux qui doivent créer des contenus pertinents et des produits répondant à ces besoins. Souvent, ils s’occupent de la sensibilisation et veillent à ce que celle-ci ne soit pas perçue comme une activité intrusive ou comme un battage publicitaire. Ils travaillent à affirmer la présence de l’entreprise sur les réseaux sociaux, entretiennent des échanges dynamiques avec leur audience et s’emploient à créer une communauté autour de l’enseigne. 

Le marketing sur les réseaux sociaux consiste donc à être à l’écoute, à créer et entretenir des liens sur des réseaux, à exercer une influence, et à vendre. Il s’agit d’exploiter les ressources de contenu de l’entreprise et de veiller à ce que le message soit accessible, engageant, et adapté aux différents réseaux sociaux. 

Le responsable des médias sociaux gère du contenu en s’appuyant sur des données et il est le porte-parole de son entreprise sur des sites comme Facebook, Twitter, LinkedIn, ou tout autre site sur lequel l’entreprise assure une présence en ligne. Il assure le bon fonctionnement de la communication sur ces canaux en créant et en programmant un contenu tel que photos, vidéos et images. Il mesure le RCI en fonction des mentions « J’aime » et autres indicateurs, de l’audience, de l’engagement, des leads obtenus et des ventes réalisées.

 Entre autres qualités, un bon gestionnaire de médias sociaux doit être imaginatif. Compte tenu de la création d’un contenu abondant destiné à des plateformes variées, la capacité d’adapter ces mêmes informations à différents types de contenu est essentielle. La facilité à écrire dans un style familier est également importante. Il ne faut pas que tous vos messages ressemblent à de la publicité. Les responsables de médias sociaux savent comment procéder. Outre la créativité, ils justifient de compétences en analyse. Ils peuvent calculer leur prochaine action sur la base de données brutes. Leur salaire annuel est compris entre 20 000 et 45 000 euros. 

LA GESTION COMMUNAUTAIRE

De nombreuses entreprises se lancent dans la gestion communautaire pour faire progresser la relation client au-delà d’une simple relation entre acheteur et vendeur. Les communautés en ligne sont des groupes de personnes qui nouent entre elles des relations autour d’un vif intérêt commun : votre enseigne, vos produits, vos collaborateurs ou votre mission. Grâce à l’Internet, vous pouvez facilement trouver et entrer en relation avec des gens qui partagent vos centres d’intérêt, et la gestion communautaire est une activité en plein essor, destinée à créer un environnement favorable aux contacts entre passionnés et à faciliter, encourager et renforcer ces relations. 

Les compétences en matière de gestion communautaire s’enracinent dans la psychologie comportementale et sociale, et elles consistent surtout à guider et influencer le comportement collectif et à faciliter le développement des relations. Les professionnels dans ce domaine du marketing digital savent que la constitution d’une communauté est une entreprise de longue haleine et que le retour sur investissement peut demander des mois, sinon des années de travail sans relâche. En l’occurrence, il s’agit de développer des relations, non seulement entre l’entreprise et sa clientèle, mais aussi entre les clients. Or, le développement des relations demande du temps, et un espace de sécurité est nécessaire pour cela. Les communautés en ligne servent à un certain nombre de fins, qu’il s’agisse d’accroître les taux de rétention, de réduire le nombre de réclamations, d’identifier les insuffisances d’un produit ou d’un contenu, mais le résultat final est le même : une plus grande fidélisation, davantage de promoteurs de l’enseigne, une clientèle plus satisfaite, et un accès direct aux expériences des clients. 

Dans ce domaine, la fonction de gestionnaire de communauté consiste à combler le fossé entre l’entreprise et sa clientèle. Alors que le marketing sur les réseaux sociaux consiste à cultiver une image séduisante de l’enseigne et à susciter l’engagement des prospects sur des plateformes variées, la gestion de communauté consiste à cultiver et renforcer les relations  humaines  que  sous-tend  la  communication sur  les  réseaux sociaux.  Être  à l’écoute des « tribus » qui se rassemblent en ligne autour de l’entreprise et de ses produits et jouer le rôle de modérateur font partie des responsabilités courantes dans cette activité. Le gestionnaire de communauté doit exceller dans la défense des intérêts  du consommateur comme de ceux de l’enseigne.

 Par conséquent, quelles sont les qualités qui permettent de réussir à ce type de poste ? Le gestionnaire de communauté doit briller avant tout par son empathie. On ne saurait exagérer l’importance qu’il y a communiquer l’empathie auprès de la communauté en question. Sachant qu’une activité sur les réseaux sociaux peut aussi demander beaucoup de temps, un gestionnaire de communauté doit être capable de bien gérer son temps et ses priorités. Il doit aussi entretenir des relations enrichissantes avec les membres de la communauté dont il a la charge et avec divers membres des équipes internes de son entreprise, afin de pouvoir représenter efficacement les intérêts des clients. Son salaire annuel est compris entre 28 000 et 55 000 euros. 

LE MARKETING VIDÉO ET LA PRODUCTION VIDÉ

Le marketing vidéo est un créneau dans la stratégie de marketing de contenu, mais qu’on ne s’y trompe pas : rien n’est plus parlant qu’une vidéo, et les entreprises l’ont bien compris. Le marketing vidéo est une spécialisation qui n’est pas près d’être passée de mode, sachant que le meilleur moyen de communiquer une chose est de la montrer. De nouvelles fonctionnalités comme YouTube Cards et Facebook Video rendent la vidéo plus intéressante et plus  accessible que jamais. La maîtrise des stratégies en matière de marketing vidéo est indispensable dans le domaine du marketing digital. 

Les spécialistes du marketing vidéo savent exploiter les interviews, les témoignages, les démonstrations et autres méthodes de narration de manière à répondre aux besoins du public cible. Ils passent en revue les plateformes et les applications disponibles et veillent à ce que le contenu soit sur le bon canal. Ils doivent aussi optimiser la vidéo pour les moteurs de recherche en utilisant des descriptions et des tags avec des mots-clés, et avoir une connaissance approfondie du montage vidéo, de la production et de l’animation, afin d’être capables de présenter un produit de communication de la manière la plus attractive. 

Le marketing vidéo est une des stratégies de marketing digital les plus utiles, et c’est un savoir-faire technique, analytique et créatif qui est recherché. Être capable d’exploiter la narration visuelle de manière à renforcer un sentiment d’appartenance et des niveaux d’engagement et comprendre comment tous ces aspects s’articulent pour former un entonnoir de marketing, c’est là une compétence précieuse que les entreprises recherchent activement. 

Spécialiste de la production vidéo 

Si vous recherchez un emploi de spécialiste de la production vidéo, vos responsabilités concerneront l’aspect technique du marketing vidéo. Les spécialistes de la production dirigent, organisent et facilitent les projets vidéo de l’entreprise. Leur travail consiste à planifier le contenu, à filmer, monter, mixer, compresser, prendre en charge les autres aspects de la préparation physique du contenu et mettre celui-ci à la disposition du public.

 Un spécialiste de la production doit être capable, à partir d’une idée, de créer une narration visuelle convaincante. Il travaille souvent dans des délais stricts, et doit donc être capable de gérer ses projets efficacement. Les meilleurs spécialistes de la production sont aussi des gens avenants, sachant qu’une personnalité communicative peut faire des merveilles, même avec des sujets difficiles à gérer. Le salaire annuel d’un spécialiste de la production vidéo est compris entre 30 000 et 56 000 euros. 

Responsable du marketing vidéo 

À  l’instar  des  spécialistes  de  la  production,  les  responsables  du  marketing  vidéo s’occupent généralement des aspects techniques de la création de contenu, avec la responsabilité supplémentaire de la communication de la valeur unique du contenu au public cible. Ils s’occupent de la fréquence des publications, des aspects analytiques et ils déterminent la destination précise du contenu vidéo dans l’entonnoir du marketing de contenu. 

Les meilleurs responsables de marketing vidéo sont axés sur les méthodes et les recherches et demeurent à la pointe des connaissances techniques. Leur approche stratégique de la création de contenu vidéo leur permet de savoir dans quelle partie de l’entonnoir leur contenu va se retrouver. Le marketing vidéo implique aussi des recherches approfondies en vue de garantir que le bon message sera bien présenté aux bons destinataires. C’est grâce à une attention constante aux dernières nouveautés en matière d’outils, de techniques, de plateformes et de fonctionnalités que l’on s’assure que les vidéos seront toujours affichées de la meilleure façon possible. Le salaire annuel d’un responsable du marketing vidéo est compris entre 30 000 et 55 000 euros. 

LA CONCEPTION ET LE DÉVELOPPEMENT DE SITES WEB 

De plus en plus souvent, c’est sur le site Web de l’entreprise que les prospects se font leur première impression de l’enseigne. Un site Web bien conçu et de qualité professionnelle peut générer des leads et des ventes à un rythme plus soutenu qu’un site mal conçu. Compte tenu du nombre toujours plus important de personnes qui accèdent à l’Internet à partir d’un appareil mobile ou d’une tablette électronique, il existe aujourd’hui un plus grand besoin de concepteurs et de développeurs bien formés, capables d’appréhender l’impact des technologies mobiles sur la navigation sur Internet. 

Développeur front-end

Les développeurs front-end veillent au bon fonctionnement des sites Web et autres actifs numériques de l’entreprise du côté de l’utilisateur. Ils analysent les éléments du design des sites Web et recommandent des solutions techniques aux projets. Ils analysent aussi le code de programmation et les systèmes de débogage lorsque quelque chose ne fonctionne pas. En un mot, les développeurs front-end créent, mettent à jour et corrigent les pages Web afin que vos prospects, vos clients et vous-même ayez une excellente expérience sur votre site. 

Pour les développeurs front-end, la performance technique est un « must ». Ils doivent avoir une connaissance approfondie des langages de programmation, du HTML, de CSS, et de JavaScript. Ils doivent savoir s’adapter, en particulier lorsqu’il s’agit d’adopter la nouvelle version d’un logiciel. Il est aussi souhaitable d’avoir de bonnes notions de gestion de projet, afin de pouvoir traiter des demandes et répondre à des exigences, tout en satisfaisant à des objectifs de dates et de qualité. Un développeur front-end peut gagner entre 25 000 et 50 000 euros par an. 

Développeur back-end 

Les développeurs back-end programment et entretiennent la structure du site Web de l’entreprise ainsi que d’autres actifs numériques. Dans les coulisses, ils construisent le site, coordonnent les pages, les formulaires, les fonctionnalités et les bases de données et font en sorte que tout cela fonctionne de façon harmonieuse. 

Les développeurs back-end ont une bonne connaissance de langages comme PHP, Ruby ou Python. Ils ont une connaissance approfondie de JavaScript et d’environnements logiciels comme WordPress ou Drupal, et une connaissance de base des configurations de serveurs Web. Étant souvent le dernier maillon de la chaîne dans un projet, ils doivent faire preuve de créativité et être en mesure de régler des problèmes qui n’avaient pas été anticipés au cours  du  développement.  Le  salaire  d’un  développeur   back-end   est   compris entre 28 000 et 100 000 euros par an, une fourchette évidemment très élargie qui s’explique par les importantes différences de responsabilité entre le niveau d’un développeur junior et celui des développeurs les plus expérimentés. 

LE MARKETING ÉLECTRONIQUE

Le marketing électronique n’est pas une nouveauté, mais bien un domaine qui perdure. Le courrier électronique reste en effet la méthode de vente la plus rentable dans le domaine du marketing digital, ce qui signifie que plus vous êtes compétent en marketing, plus vous avez d’avenir dans cette branche. Dans cette spécialité, il s’agit de maîtriser la stratégie qui sous-tend l’automatisation des envois d’e-mails à chaque étage de l’entonnoir et de connaître l’importance des titres et autres accroches. Pour réussir dans cette activité, il faut être capable de mesurer et d’analyser les taux de clics, les taux d’ouverture, les taux de conversion, la délivrabilité, l’engagement, les tendances et les anomalies. Il faut être capable de coordonner la programmation du courrier électronique et des ressources de campagne comme les images et les textes. 

Rédacteur publicitaire 

Sauriez-vous rédiger un contenu intéressant et convaincant qui inciterait le lecteur à agir immédiatement ? Pour obtenir des réponses directes, il faut avoir assimilé la méthodologie permettant d’obtenir que les prospects agissent immédiatement après avoir lu l’e-mail et être capable de trouver un titre irrésistible grâce auquel le destinataire se hâtera d’ouvrir l’e-mail pour le lire. 

Un rédacteur publicitaire doit montrer son pouvoir de persuasion, sachant que le texte d’un e-mail de marketing doit être conçu pour influencer le lecteur et le pousser à l’action. Les bons rédacteurs publicitaires connaissent bien leur audience : ils savent comment faire réagir les destinataires (et ils savent quoi écrire pour que ces derniers cliquent). Ce sont aussi des narrateurs accomplis, qui excellent dans l’exploitation d’éléments factuels sous  forme  de  texte  captivant. Leur  salaire   annuel   est   généralement   compris entre 30 000 et 65 000 euros. 

Analyste de marketing électronique 

Responsables des campagnes de marketing électronique du début à la fin, les analystes de marketing (parfois appelés spécialistes du marketing électronique) assurent une grande partie de la coordination des campagnes au jour le jour, notamment les calendriers promotionnels, la planification et la mise en œuvre, et la résolution des éventuels problèmes qui peuvent se poser en cours de route. 

Le sens de l’organisation est nécessaire dans ce métier, car il faut être en mesure de gérer plusieurs campagnes à la fois. L’attention au détail est également essentielle. La capacité de réviser attentivement le contenu des e-mails est toujours appréciée. Ces analystes doivent aussi examiner une grande quantité de chiffres et prendre des décisions de façon méthodique, informée et en s’appuyant sur les bonnes données. Dans cette spécialité, vous pouvez espérer un salaire annuel compris entre 40 000 et 65 000 euros. 

L'ANALYSE DE DONNÉES

Dans ce domaine du marketing, il s’agit de prendre des décisions à partir de données plutôt qu’en se fondant sur son intuition. La capacité de déterminer les indicateurs essentiels que l’entreprise doit surveiller, de les recueillir et de les analyser fait partie de cet ensemble de compétences indispensables dans un secteur d’activité où l’on procède à des changements et à des ajustements en fonction de ce que les chiffres indiquent. 

Nombreux sont ceux qui éprouvent des réticences à se lancer dans l’analyse de données, car tous ces chiffres à étudier et à comprendre peuvent être décourageants. L’analyste ne doit pas seulement se plonger dans les chiffres, il doit aussi savoir quelles questions poser en vue de pouvoir interpréter correctement l’information. Il doit produire des rapports qui soient précis et faciles à comprendre, à destination de ses employeurs, de la clientèle et des autres parties concernées. De nos jours, il ne suffit pas de savoir où trouver les chiffres : il faut encore en comprendre la signification. L’interprétation correcte des données permet à votre entreprise de se développer, de disposer d’un bon aperçu de la situation et d’éviter de ne se fier qu’à l’intuition. 

Analyste de données

 Les analystes de données ont la responsabilité de rassembler et d’interpréter une variété d’informations chiffrées. Ils recherchent de nouvelles méthodes de collecte des données, analysent l’information et en tirent des conclusions. Ils trouvent de nouvelles sources de données et développent ou améliorent des méthodes de collecte, d’analyse et de présentation de rapports. L’analyse consiste généralement à identifier des relations et des types de comportement susceptibles d’influencer les décisions en marketing. Ils travaillent principalement sur des données et des rapports générés par des programmes. 

Les analystes de données maîtrisent des logiciels comme Excel, Access, SharePoint ainsi que les bases de données SQL, et des outils spécifiques comme les logiciels de gestion de relation clients, Google Analytics, les plateformes de commerce électronique, etc. Les bons analystes ont l’œil pour les détails qui peuvent permettre de relier les fluctuations des indicateurs à des événements particuliers ou à des initiatives spécifiques de l’entreprise. Un analyste de données gagne entre 28 000 et 65 000 euros par an. 

Data engineer 

Les data engineers (parfois appelés ingénieurs de l’information) sont spécialisés dans la collecte et l’analyse des données brutes, et doivent également réaliser des systèmes de suivi et d’affichage des données. Ils développent, réalisent, testent et administrent des bases de données et des systèmes de traitement des données, et bien souvent ils appliquent leurs propres algorithmes et modèles prédictifs et filtrent les informations pour les besoins de l’analyse. Ils travaillent sur des données brutes pour en extraire des informations exploitables et font en sorte que ces informations puissent être affichées sous un format qui en facilite la compréhension. 

C’est certes assez technique. Les data engineers travaillent souvent en collaboration avec leurs collègues informaticiens, mais des compétences en langage de script et en développement de logiciels spécifiques, ainsi que la capacité de s’adapter aux nouvelles technologies, sont très souhaitables pour ce type d’emploi. Un esprit ordonné est souhaitable également : il faut souvent travailler sur des ensembles de données non structurées et des bases de données qui ne sont pas intégrées. Un data engineer peut espérer gagner entre 50 000 et 90 000 euros par an. 

Data scientist 

Les data scientists sont spécialisés dans la collecte et l’analyse de données provenant de sources variées et dans la formulation d’hypothèses. Leur rôle est d’éviter que l’entreprise ne prenne ses décisions sur la base de données incomplètes, et ils doivent identifier les relations et les types de comportements en comparant des séries de données provenant de canaux différents. 

Les data scientists doivent être capables de maîtriser un haut niveau de complexité des données et faire preuve d’un esprit analytique aiguisé. De bonnes compétences techniques sont aussi nécessaires, car un data scientist doit pouvoir gérer une grande quantité de données en utilisant des codes. Le salaire annuel d’un data scientist est généralement compris entre 35 000 et 80 000 euros. 

LES TESTS ET L'OPTIMISATION

 Le marketing fait partie des sciences sociales. Il consiste à faire des essais, examiner les résultats et en tirer des conclusions, puis procéder aux changements nécessaires. Dans le monde du digital, les entreprises les plus avisées cherchent à obtenir davantage de ce qu’elles ont déjà, une activité appelée optimisation du taux de conversion (OTC). C’est ce qui explique que la spécialisation dans les tests et l’optimisation ait le vent en poupe dans ce secteur. 

L’OTC est de plus en plus à la mode et représente un besoin important dans le monde du marketing chez tous ceux qui savent quoi tester, comment tester et quelle est la meilleure manière d’analyser les résultats. L’optimisation est la méthodologie qui consiste à rendre les sites Web et les pages d’atterrissage aussi fonctionnels et performants que possible. C’est bien ce que signifie optimiser (et ré-optimiser). On comprend que ce soit une compétence importante, recherchée par les entreprises. 

Les compétences en matière de test et d’optimisation comprennent l’aptitude à rechercher ce qui se fait de mieux pour l’optimisation d’un site Web et la capacité d’appliquer des tests A/B et des tests à plusieurs variables aux fonctionnalités des pages d’atterrissage, sites et autres ressources Web. Les spécialistes de l’optimisation ont une compréhension approfondie de la relation de cause à effet des conversions, et ils savent quels indicateurs il convient de suivre à chaque étage de l’entonnoir de marketing. Ils font en sorte que les pages Web engendrent des conversions et que les prospects répondent à l’appel à l’action. Quand les conversions sont nombreuses, les entreprises sont satisfaites ! 

La concurrence étant forte dans le secteur du commerce électronique, l’optimisation d’un site Web est une priorité majeure. Dans ce domaine d’activité, l’optimisation des sites Web est une spécialité qui consiste à veiller à la rapidité du chargement des pages, à optimiser les campagnes de marketing et à garantir la facilité d’utilisation de toutes les ressources Internet de l’entreprise.

 Un bon spécialiste doit être curieux de nature, se demander pourquoi les choses fonctionnent d’une certaine manière plutôt qu’une autre, et être capable de déceler la cause d’un problème et de trouver des solutions créatives. Il doit aussi être à l’affût de nouvelles méthodes créatives permettant d’augmenter les taux de conversion et d’améliorer l’ergonomie des sites Web. Il doit donc avoir un esprit novateur. Un spécialiste de l’optimisation gagne entre 50 000 et 75 000 euros par an.

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