• Fort comme la mort (1889)

Le peintre Olivier Bertin, artiste parisien académique et reconnu, partage sa va- entre son atelier, son cercle d’amis et le salon de sa maîtresse, la comtesse Anne de Guilleroy, familièrement nommée Any. Cette liaison de douze années avec une mondaine dont il a fait le portrait assure à l’artiste le succès et la chaleur d’une affection sans faille. Cependant elle oriente aussi sa peinture vers des sujets gracieux et conventionnels, fige son élan créateur et l’empêche de se renouveler.

Or la fille d’Any, Annette, revient à Paris afin d’effectuer son entrée dans le monde et de se marier. Peu à peu, lors de promenades communes dans les parcs parisiens, puis lors de l'inauguration du Salon annuel de peinture, Olivier s’éprend de cette jeune fille qui ressemble de plus en plus à sa mère, la maîtresse d’autrefois...

La seconde partie du roman débute à Roncières, dans la campagne de l’Eure, propriété de la famille où la mère d’Any vient de mourir. Cette dernière, éprouvée par le deuil, défigurée par ses larmes, constate avec effroi que sa beauté s’enfuit et que sa fille attire seule désormais les regards d’Olivier. Elle précipite alors le retour à Paris, résolue à accélérer le mariage de sa fille avec le marquis de Farandal. Cette décision provoque la jalousie de Bertin, torturé par l’impossibilité de retrouver sa jeunesse enfuie au moment même où un article de journal dénonce son « art démodé ». Touchant aux limites de la souffrance, le peintre, après une dernière entrevue avec Any qu’il a suppliée de brûler les lettres de leur liaison défunte, tombe et se blesse mortellement sous un omnibus : accident ou suicide ?

 

  • Notre cœur (1890)

André Mariolle, un dilettante éclairé, est invité par son ami, le musicien Massival, à fréquenter le salon de Michèle de Burne, jeune veuve coquette qui vit avec son père. Comme tous les hommes de son entourage, il s’éprend de la jeune femme et parvient à attirer son attention.

Tous deux organisent une rencontre au Mont-Saint-Michel où la veuve, après s’être interrogée sur la nature de ses sentiments, se donne à un Mariolle éperdu d’amour. De retour à Paris, les deux amants se rencontrent régulièrement mais la jeune femme n’est plus la même qu’en Normandie. Saisie de nouveau par la vie mondaine qu’elle adore, elle consacre de moins en moins de temps à leurs entrevues qu’elle finit par négliger.

Jaloux puis désespéré par une passion devenue à sens unique, Mariolle part pour Montigny, près de Fontainebleau, dans une maison isolée, espérant y oublier son chagrin au cœur d’une nature apaisante. Il prend là pour maîtresse une ravissante petite bonne, Elizabeth, éprise pour lui du même amour que celui qu’il voue à Michèle.

Toujours sous le charme, Mariolle envoie pourtant un jour à son ancienne maîtresse une lettre inquiète de ses nouvelles. Après avoir reçu la visite de celle-ci en personne, il projette aussitôt de rentrer à Paris, non sans avoir promis à Elizabeth de l’établir là-bas « comme une dame ». Le roman s’achève sur cette perspective ambiguë de retour et de compromis...

Voir aussi: 

Bac de français

Résumé du roman Pierre et Jean de Maupassant

Résumé du roman Pierre et Jean de Maupassant

Résumé du roman Mont-Oriol de Maupassant

Résumé du roman Bel-Ami de Maupassant

Résumé du roman Une vie de Guy de Maupassant

Boule de suif de Maupassant : résumé et analyse de la nouvelle


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