QU'EST-CE QUE PERSUADER ?

Pour convaincre, il est nécessaire de mettre en avant des arguments et d'envisager les moyens de les rendre valides et pertinents. Mais la valeur de l'argumen­tation ne tient pas seulement à la solidité des arguments.

Entraîner l'adhésion de son lecteur peut se faire en l'associant par le jeu des interrogations rhétoriques à la construction de la pensée.  Il existe d'autres moyens pour convaincre qui préfèrent au raisonnement logique l'appel à l'émotion et à l'affectivité.

Nous envisagerons dans ce qui suit  trois types de procédés pour mieux persuader : les effets d'autorité, les effets de vérité et les effets de valeur. 

1- PERSUADER PAR DES EFFETS D'AUTORITÉ

On peut garantir la validité de son raisonnement en revendiquant le parrainage d'un grand homme, d'un spécialiste, d'une autorité scienti­fique ou morale. C'est ce qu'on appelle l'argument d'autorité. Ainsi, on convoquera Aristote pour la philosophie, Einstein pour les sciences, Lévi- Strauss pour l'ethnologie, etc.

Dans certains textes, certaines notions renvoient à des valeurs qui, lors­qu'elles font l'objet d'un large consensus, tiennent directement lieu d'argument d'autorité. On peut ainsi prétendre parler au nom de la justice, ou de l'intérêt commun, ou de la tolérance, etc.

Il importe cependant de se méfier de références ou d'affirmations faussement évidentes du type : « l'argent ne fait pas le bonheur » ou « l'homme moderne vit dans l'enfer des grandes cités ». Ce sont là des clichés qu'il faut savoir repérer et dépasser.

Toutes les références ne font pas nécessairement autorité pour tous : ainsi, un croyant prendra-t-il appui sur Les Évangiles tandis qu'un athée ne leur reconnaîtra aucune autorité. Un communiste fera de Marx une autorité, que pourra contester un penseur libéral.

Il faudra donc identifier les mots clés qui jouent le rôle d'argument déci­sif parce qu'ils renvoient à des valeurs que le texte veut rendre incontes­tables.

À retenir :

Identifier les références d'un texte et les révérences qu'il professe, c'est découvrir à qui ou à quoi il croit, ce qui fait autorité pour lui.

2- LA PERSUASION PAR LES EFFETS DE VÉRITÉ

On peut recourir à des procédés divers pour modaliser un énoncé. Qu'est-ce que modaliser un énoncé ? C'est faire varier son degré de vérité. Certains verbes ou périphrases verbales, certains adverbes, l'em­ploi de certains modes permettent d'affirmer la réalité, la vérité de ce qu'on affirme, d'autres la mettent en doute.

  • Affirmer : « Il est incontestable, clair, exact, vrai, vraisemblable que... Il faut reconnaître que, etc. »
  • Mettre en doute : « Qui ose prétendre, soutenir, imaginer... ? »
  • Mettre à distance : « On croit..., peut-être..., il y aurait... » (On trouve ici la valeur modale du conditionnel.)

À retenir :

Dans les textes argumentatifs, on joue particulièrement de ces effets, dévaloriser l'opinion de l'adversaire, valoriser la sienne.

3 - ENTRAÎNER L’ADHÉSION PAR DES EFFETS DE VALEUR

On peut aussi modaliser un énoncé en formulant un jugement de valeur : on évalue ce qui est « utile », « agréable », « stupide », « absurde », « regrettable», etc.

On peut ainsi présenter un jugement moral, en termes de bien ou de mal : « il est bon, mauvais, honteux, scandaleux... ». Les noms, les verbes, ou les adjectifs que l'on identifie aussitôt comme appartenant au registre de la morale permettent parfois d'identifier clairement les valeurs condamnées ou prônées par le texte.

Par exemple, si la méchanceté, la cruauté sont habituellement des termes à contenu péjoratif, c'est que leur emploi suppose que l'on croie important de respecter, voire d'aimer autrui. Accuser quelqu'un d'être méchant suppose que l'on défende un tant soit peu les valeurs de l'al­truisme, ou de la fraternité, ou de la charité, ou de la solidarité.

Vous repérerez surtout dans le texte de manière systématique les indices des jugements portés, notamment les adjectifs qualificatifs (« juste / injuste », « louable/condamnable », « utile / nocif », etc.).

Ces indices vous permettront de comprendre comment certains textes renversent les jugements de valeur habituels : on peut, paradoxalement, faire l'éloge de la méchanceté, ou de la rancune.

On retrouve ici la nécessité d'identifier les présupposés idéologiques des auteurs des textes, et de leurs adversaires.

4- EXERCICES POUR MAÎTRISER LA PERSUASION

EXERCICE 1 : VALEUR ARGUMENTATIVE DE LA COMPARAISON ET ARGUMENT D'AUTORITÉ

Dans ce chapitre des Essais, Montaigne fait l'éloge des Indiens Tupis, Indiens du Brésil, que l'Eu­rope condamne comme des barbares ou des sauvages, parce qu'ils sont anthropophages, canni­bales. 

"Ils sont sauvages, de même que nous appe­lons sauvages les fruits que la nature, d'elle-même et de son propre mouvement, a produits : tandis qu'à la vérité ce sont ceux que nous avons altérés par notre arti­fice et détournés de l'ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages." Montaigne, Les Essais, Livre I, chapitre 31, « Les Cannibales »,1595 (traduction Michel Tarpinian).

Questions: 

  1. Identifiez la comparaison dans le texte : quelle est sa valeur argu­mentative ?
  2. Sur quel argument d'autorité Montaigne fonde-t-il sa réflexion ?

EXERCICE 2 : OPÉRER UN RENVERSEMENT 

Cette démence, dont on fait une vertu, se pratique tantôt par vanité, quelquefois par paresse, souvent par crainte, et presque toujours par les trois ensemble. La Rochefoucauld, Maximes, 1665.

Question:

Par quels procédés La Rochefou­cauld transforme-t-il une vertu en vice ?

EXERCICE 3 : FAIRE DIALOGUER DEUX POINTS DE VUE

De tout temps, les hommes, pour quelque morceau de terre de plus ou de moins, sont convenus entre eux de se dépouiller, se brûler, se tuer, s'égorger les uns les autres ; et, pour le faire plus Ingénieusement et avec plus de sûreté, ils ont inventé de belles règles qu'on appelle l'art militaire ; Ils ont attaché à la pratique de ces règles la gloire ou la plus solide réputation ; et ils ont depuis enchéri 1 de siècle en siècle sur la manière de se détruire réciproquement. La Bruyère, Les Caractères, 1688.

Questions : 

  1. Montrez que le texte fait dialo­guer entre eux plusieurs points de vue. Dans quel but La Bruyère a-t- il recours à ce procédé d'écriture ?
  2. Analysez plus particulièrement la seconde partie de la phrase (à partir de la première conjonction « et ») : en quoi l'ordre des propo­sitions a-t-il valeur argumen­tative ?

EXERCICE 4 : EMPORTER L'ADHÉSION DU LECTEUR

Je prends un recueil de poèmes dans ma bibliothèque et je me mets à déclamer, le cœur gonflé par la beauté de ce que je profère. Qui est alors inspiré ? Est-ce l'au­teur de ces vers ? Nullement, c'est moi, le déclamateur. Je suis inspiré par le poème. En vérité, le véritable poète inspiré, c'est moi. C'est ce que voulait dire Valéry quand il refusait le titre de poète et se prétendait simplement « versificateur », c'est-à-dire artisan en chambre fabriquant des vers destinés à inspirer ses lecteurs.

Mais pourquoi insister ? Montaigne une fois de plus a dit cela avec une concision et un charme insurpassables : « Un suffisant lecteur découvre souvent ès écrits d'autruy des perfections autres que celles que l'au­teur y a mises et aperçues, et lui prête des sens et des visages plus riches.» Michel Tournier, « Le génie du lecteur », Le Figaro, 24 août 1994.

Question:

Identifiez et analysez au moins deux procédés utilisés par Tournier pour emporter l'adhésion de son lecteur.

EXERCICE 5 : RENVERSER UN PRÉJUGÉ

Ces peuples me semblent donc barbares, dans le sens où ils ont reçu fort peu de formation intellectuelle, et ils me semblent encore proches de leur nature originelle. Les lois naturelles leur commandent encore, fort peu abâtardies par les nôtres ; mais c'est à un état si pur, qu'il m'arrive de regretter qu'ils n'aient pas été connus plus tôt, du temps où il y avait des hommes qui en eussent su mieux juger que nous. Je regrette que Lycurgue et Platon ne les aient pas connus ; car II me semble que ce que nous voyons par expérience en ces peuples surpasse non seulement toutes les pein­tures dont la poésie a embelli l'âge d'or et toutes ses fictions pour représenter une condition humaine heureuse, mais encore les conceptions et les désirs mêmes de la philosophie. Ils n'auraient pu imaginer un état naturel si pur et si simple, comme nous le voyons par expérience, ni croire que la communauté humaine puisse se maintenir avec si peu d'artifice et de lien entre les hommes. Montaigne, Les Essais, Livre l, chapitre 31, « Les Cannibales », 1588 (traduction Michel Tarpinian).

Question

Identifiez et analysez au moins deux procédés utilisés par Montaigne pour renverser le préjugé de barbarie attaché aux Indiens du Brésil. 

5- CORRIGÉ DES EXERCICES SUR CONVAINCRE ET PERSUADER

EXERCICE 1

  1. La comparaison : Les sauvages sont comparés à des fruits natu­rels. Montaigne crée un jeu d'anti­thèses entre ce qui est produit par la nature « d'elle-même et de son propre mouvement », et ce qui a été « altéré », « détourné » par notre «artifice ». On remarquera la valeur péjorative de ces trois derniers termes : « altérer » signifie dénaturer ; et I'« artifice » est synonyme de complication, voire de mensonge. Les connotations mélioratives attachées à la nature servent ici d'argument pour valoriser les Indiens Tupis.                                                                                                                                                                                                      On peut ajouter que cet argument n'a de valeur qu'affective : la peste, le cancer ou le sida sont bien naturels ; la médecine, elle, est le produit de l'art des hommes.
  2. L'argument d'autorité : Ce qui fait autorité dans ce passage des Essais, c'est la référence à la nature : tout ce qui est naturel est bon. Cela permet à Montaigne de renverser la fatuité des Européens, leur ethnocentrisme 2 naïf. Car le texte est nettement argumentatif, le jeu des antithèses marquant l'opposition des points de vue.

EXERCICE 2

Pour renverser la conception que l'on se fait de la clémence, La Rochefoucauld commence par récuser le consensus, c'est-à-dire la vérité admise par tous : la clémence n'est pas une vertu , « on en fait » une vertu, on la transforme en vertu. L'opinion du plus grand nombre (« on ») ou la doxa 3, n'a pas valeur de vérité.

Ensuite, le texte crée un réseau sémantique : il associe la clémence à ce qui en est le motif : la vanité, la paresse, la crainte. Ainsi associée à trois termes nettement dépréciatifs, deux vices et une faiblesse, la clémence n'apparaît plus comme une vertu. Le texte produit donc un effet de paradoxe.

EXERCICE 3 

  1. Le dialogue des points de vue : Le texte confronte deux points de vue, ou deux voix, celle des admirateurs de la guerre, de ses législateurs, et celle du texte même, celle de La Bruyère. On dira que le texte est polyphonique.

Les premiers passent entre eux des « conventions », agissent « ingénieusement », avec le plus de « sûreté » possible, inventent de « belles règles », un « art », et l'associent à des valeurs ; « la gloire ou la plus solide réputation ». En utilisant le vocabulaire des défenseurs de la guerre, La Bruyère affecte de leur donner la parole.

  1. Mais la seconde voix du texte vient contredire la première, et le lexique de l'horreur auquel elle a recours démonte constamment les mensonges recouverts par ces termes mélioratifs. L'accord entre les hommes (« sont convenus entre eux ») consiste en la négation de l'autre, négation soulignée par les hyperboles et la gradation (« se dépouiller, se brûler, se tuer, s'égorger »). La noblesse de l'art militaire est synonyme d'absurdité et d'horreur : cet art ne vise qu'à permettre aux hommes de se « détruire réciproquement »

Le texte de La Bruyère est donc bien un texte argumentatif, car polyphonique. En s'attaquant aux valeurs de la guerre, La Bruyère s'attaque aux valeurs aristocratiques, à ces codes de l'honneur et du courage qui ont fondé les valeurs guerrières.

Valeur argumentative de l'ordre de la phrase. La seconde partie de la phrase est organisée selon un rythme ternaire : trois propositions s'enchaînent, séparées par des points-virgules : « ils ont inventé... ; ils ont attaché... ; ils ont depuis enchéri... » On constate que l'ordre des propositions est soumis à une chronologie : ce sont les progrès des hommes dans l'art de la guerre, le perfectionnement, au cours des siècles, des discours et des techniques guerrières que la phrase mime ici. La phrase prend de l'ampleur ; chaque fin de proposition est la mise en valeur d'un argument clé des défenseurs de la guerre : « l'art militaire », « la gloire ou la plus solide réputation ». Mais le dernier mot vient détruire ce bel édifice mensonger : il ne s'agit que de « se détruire réciproquement ».

L'ordre des mots a donc bien une valeur argumentative : c'est le mot de la fin qui l'emporte, celui qui clôt la phrase et le paragraphe. Il redonne une instruction de lecture pour l'ensemble du paragraphe, invitant à le relire selon une autre perspective, ironique.

EXERCICE 4

Vous aurez identifié :

  •  l'usage de Y interrogation : le lecteur, interpellé, participe à la construction du raisonnement ;
  • l'usage du pronom « je » : placé au cœur d'une expérience fictive, le lecteur se trouve à la fois en position expérimentale (« je lis ») et en position raisonnante (« j'interroge »). Il participe ainsi à l'élaboration du raisonnement ;
  • l'usage de la métaphore : « Le cœur gonflé par la beauté » est une métaphore aérienne, qui évoque de manière Implicite le souffle poétique. Inspirer, n'est-ce pas d'abord gonfler ses poumons ? La question : « Qui est alors inspiré ?» a déjà trouvé sa réponse. Tournier a mis en place l'image d'un lecteur inspiré ;
  • la rigueur de la dynamique démonstrative : les étapes de la réflexion sont clairement identifiables :

1)  Observation d'une expérience : la lecture des vers.

2)   Analyse de l'expérience : le texte demande qui est inspiré et apporte la réponse.

3)   Conclusion-explicitation : l'auteur marque le caractère incontestable de sa thèse par l'expression « en vérité » que redouble l'adjectif « véritable ».

La rigueur de la pensée est marquée encore par les procédés d'insistance et de reprises définitionnelles : « C'est moi », « je suis », « C'est ce que », « c'est -à- dire ». La périphrase qui clôt ce premier paragraphe, volontairement longue et lourde, suggère la pesanteur d'une démonstration rigoureuse : le poète est devenu « artisan en chambre fabriquant des vers destinés à inspirer ses lecteurs ».

4)  Le dernier paragraphe est destiné à créer une complicité intellectuelle et affective avec le lecteur. Tournier range son propos sous l'autorité indiscutable de Montaigne : à quoi bon prouver des évidences que de grands esprits ont prouvées mieux que lui, et depuis longtemps ? Ce qui laisse entendre cette conclusion : « Moi-même je pense comme les grands esprits, et toi lecteur, avec nous, fais partie de cette communauté des grands esprits. » ;

  • l'usage de deux arguments d'autorité : Tournier se place sous le double parrainage de Valéry et de Montaigne, le second faisant l'objet d'une révérence toute particulière : le mot « concision » connote la rigueur et l'efficacité ; et les mots « charme » et « insurpassables» soulignent la force de l'hommage.

EXERCICE 5

Vous aurez identifié :

1- la création d'un double réseau sémantique paradoxal :

  • Les « barbares » sont associés à la « nature originelle », aux « lois naturelles ». Leur état est « pur » (le terme est utilisé deux fois, à chaque fois souligné par l'intensif « si »), leur condition est « heureuse » et « simple ». Le terme « barbare », habituellement péjoratif, est donc associé délibérément à un ensemble de termes mélioratifs : la barbarie devient synonyme de pureté originelle et de bonheur.
  • En revanche, « nous », qui jouissons de la « formation intellectuelle » que ne connaissent pas les « barbares », avons des lois « abâtardies », et ne connaissons de « communauté » humaine que fondée sur « l'artifice ».

Montaigne inverse donc les valeurs : il associe ce que la philosophie et la poésie ont fait de meilleur avec ce monde barbare, et réserve à notre monde, qui se veut le champion de la poésie et de la philosophie, l'emploi des termes péjoratifs. La civilisation, en tant qu'elle éloigne l'homme de l'état naturel, serait une forme de bâtardise. La métaphore du bâtard connote la perte des vertus et des forces attachées à la pureté du sang ;

2- le recours à des arguments d'autorité :

Montaigne en appelle

  • à Lycurgue et à Platon,
  • aux « conceptions de la philosophie » : Montaigne fait ici allusion aux utopies philosophiques, c'est- à-dire à la conception philosophique d'une société idéale, comme celle de La République de Platon par exemple ;
  • à notre « expérience », qui nous permet de constater que les plus grands philosophes n'ont pu imaginer une société idéale aussi parfaite que celle que nous montrent les « barbares » ;
  • L'appel à l'imaginaire : Montaigne en appelle aux séductions du mythe de « l'âge d'or,» au charme des « peintures dont la poésie l'a embelli », aux « fictions » qui font rêver. Il veut réveiller chez son lecteur des rêves anciens et des « désirs » inassouvis.

6- EXERCICES D'APPLICATION : ÉTUDIER LA VALEUR ARGUMENTATIVE DE CERTAINES FORMULES

Nous vous proposons d'étudier la valeur argumentative de quelques formules particulièrement frappantes. Leur intérêt réside dans leur concision, et leur force de persuasion tient à la part de L’ellipse, de l’implicite.

Elles font appel à la collaboration intellectuelle du lecteur, qui est chargé de faire émerger tout le non-dit qu'elles impliquent.

EXEMPLE :

Dans Papiers collés, Georges Perros écrit ce mot : « L'amythié ».

Ce mot est forgé par l'auteur : il pique l'attention du lecteur, qui est en devoir de lui trouver une signification. Cette formule est un mot-valise, mêlant les substantifs « amitié » et « mythe ». Au lecteur, complice de l'auteur, de découvrir que pour Perros l'amitié est un mythe, c'est-à-dire une chimère, quelque chose qui n'existe pas, une création de l'esprit des hommes qui n'a pas sa traduction dans la réalité.

SUJETS: 

« La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. » PASCAL, Pensées, 1670.

« Les grandes pensées viennent du cœur. » VAUVENARGUES, Réflexions et maximes, 1746.

« Mirabeau est capable de tout pour de l'argent, même d'une bonne action. » RIVAROL (1753-1801), Pensées.

« Les maximes sont à l'intelligence ce que les lois sont aux actions. » JOUBERT, Pensées, 1806.

« Homme d'État est celui qui voit les choses assez grossièrement pour agir. » Paul Valéry, Cahiers, 1929.

« J'ai une excellente mémoire, je ne retiens presque rien. » Georges Perros, Papiers collés, tome 2,1973. Question

Vous expliquerez la valeur argumentative de ces formules en insistant sur le rôle de l'implicite ou du paradoxe. 


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